Féerie au pied de l’Aconcagua
On a de la classe ou l’on en a pas! Eduardo Chadwick, le président de la maison Errázuriz en a beaucoup. Comme j’aime bien l’expliquer, la véritable définition de la classe n’est-elle pas la recherche de la plus haute qualité, en le faisant avec le souci du détail, dans une extrême simplicité? On sait que l’industrie du luxe tombe parfois dans l’ostentatoire, mais ses acteurs essentiels, les vrais, savent agir sans lésiner, avec, toutefois, une certaine retenue.
Bergerac, ou l’expression d’un terroir qui a du panache!
Tout comme Cyrano, le personnage d’Edmond Rostand, les vins de Bergerac ont du panache, et se retrouvent tout à fait dans les valeurs de celui-ci : la fierté et le courage, mais aussi le sens de la fête et le goût du partage. Après avoir parcouru en vélo, en juin dernier, les vignobles de Fronton, de l’Agennais, de Marcillac et de Gaillac pour les besoins de la télé, je suis parti, en voiture cette fois, rendre visite aux vignerons du Bergeracois. Et je me suis régalé !
Les vins du Domaine Weinbach en Alsace : taillés comme des diamants!
Pas loin de Colmar, entre Kientzheim et Kaysersberg, se trouve un bijou de vignoble, le domaine Weinbach, si réputé que l’on dit de ses propriétaires, Maman Colette, et ses filles Catherine et Laurence Faller, qu’elles sont, quand on goûte leurs vins, de véritables tailleuses de diamants. Et nous avons été quelques privilégiés à pouvoir le constater à nouveau, puisque nous étions invités par leurs agents québécois à un exercice d’harmonies entre ces grands vins d’Alsace et la cuisine du restaurant Le Pied de Cochon, à Montréal.
Jarno Trulli, un pilote vigneron qui a trouvé la formule…
Par le passé, je ne me suis pas gêné, et je continuerai à le faire, pour critiquer les vins des stars dont les prix, sous prétexte de signatures célèbres, sont excessifs. Ce n’est pas le cas, en ce qui concerne les cuvées du sympathique pilote de Formule 1 Jarno Trulli. Et ce qui ne gâte rien, il parle de la vigne et du vin aussi bien, sinon mieux, que bien des producteurs que j’ai rencontrés.
Les vins du Clos de Tart : quand délectation rime avec méditation !
Travail béni des dieux? Pas toujours malgré ce qu’en pense parfois notre entourage. Car l’activité de goûter et goûter encore réserve évidemment son lot de bonnes et mauvaises surprises. Et ça fait partie du jeu. Mais il existe parfois des moments de grâce auxquels il est difficile de résister. C’est ce qui m’est arrivé, ainsi qu’à mes éminents collègues, par une fraîche journée de février, dans la douce quiétude du restaurant La Chronique, jamais anachronique. Nous avions en fait rendez-vous avec l’un des meilleurs crus de Bourgogne, un vin qui ne peut qu’être bu religieusement quand on sait que ce sont des sœurs cisterciennes, Les Bernardines de Tart, qui l’ont crée au XIIe siècle, et qui l’ont baptisé tout naturellement Clos de Tart.
Okanagan Valley, au cas où…
Au cas où vous envisagez une escapade vers l’Ouest, pensez à la Colombie-Britannique et à Okanagan Valley, dont le lac du même nom reste l’élément naturel déterminant. Située à environ 250 kilomètres à vol d’oiseau du Pacifique, la vallée de l’Okanagan jouit d’un écosystème viticole remarquable. Elle ne reçoit que 280 millimètres de précipitations annuelles, et son climat aride offre au vigneron un ciel d’un bleu d’azur pendant toute la période végétative. De Vernon à Osoyoos, en passant par Kelowna, Penticton, Okanagan Falls et Oliver, certains Québécois se souviendront de leur expérience de cueilleur de fruits pour financer en partie leurs études mais aussi se payer un beau voyage.
Vestiges d’une époque révolue, les mythes et les préjugés sur le vin sont tenaces.
J’entends souvent les mêmes questions au sujet du vin. Je m’en réjouis car c’est la preuve que les consommateurs deviennent amateurs, et que les amateurs se transforment en œnophiles avertis. J’en déduis aussi que ceux qui posent des questions considèrent qu’ils n’ont pas la science infuse et qu’ils ont encore beaucoup à apprendre, une façon de voir qui fait défaut à certaines personnes… D’autant plus qu’il n’y a pas de mauvaises questions, mais hélas parfois des réponses erronées ou trompeuses. C’est sans doute pour cela qu’en matière de vin, bien des a priori subsistent. Vestiges d’une époque révolue où tradition, poésie et vieilles habitudes l’emportaient sur la science et la réalité toute simple des choses, les mythes et les préjugés ont la couenne dure.
Les mythes et les préjugés sur le vin (suite)
Pour faire suite à ma dernière chronique concernant les mythes sur le vin, en voici trois autres qui persistent, hélas.
La naissance du verre à vin de glace
Habituellement, on nous demande lors d’une dégustation de nous prononcer sur la qualité des vins, afin de les situer, les classer ou… les déclasser. Dans ce cas-là, le verre, aussi bon, aussi beau et performant qu’il soit, sert d’outil, d’accessoire, au mieux, quand c’est possible, de faire-valoir.
Les sommeliers et le Vin Jaune, en route vers l’éternité…
Pour la première fois sans doute, du Vin Jaune – et pas n’importe lequel puisqu’il s’agissait d’un Château-Chalon 1982 d’Henri Maire – était servi à plus de 700 personnes en même temps. C’était lors du dîner de gala qui clôturait le concours du meilleur sommelier du monde à Montréal le 7 octobre 2000.
Un sommelier à Moscou
Malgré certaines apparences, le métier de sommelier prend peu à peu de l’expansion, et la preuve nous en a été donnée, et de belle façon, mais cette fois-ci à Moscou. Bien sûr, on peut se demander comment, dans un pays avec autant d’inégalités sociales, on peut imaginer intéresser des jeunes à cette profession.
